Wednesday, 22 April 2020 16:45

Hassan al-Annabi

 

Après Chaykha Tetma de Tlemcen à l’extrême-ouest, on se rend à Annaba, dans l’extrême-est.

Al-Chaykh Hassen al-Annabi (1925-1990), de son vrai nom Ahcène Aouchel, est née à El-Kseur (Béjaïa). Il avait à peine un mois quand ses parents partirent habiter Annaba. Il quitta l’école à l’âge de 14 ans et s’initia à la musique chaâbie au contact de grands maîtres tels que cheikh Tidjani, Bahmed Benaïssa et cheikh al-Okbi. Curieux et désireux de toucher à tout, il travailla avec les Aïssawa et fit du théâtre dans la société El-Badr dirigée par Omar Benmalek. Comédien et pianiste, il assurera la direction de cette même association, durant deux ans, vers la fin de la seconde Guerre mondiale.

Ce fut la phase initiatique à la musique andalouse. De simple instrumentiste à ses débuts, il devint un grand chaykh du malouf et imposa son propre taba’ (cachet) à un genre réputé difficile. Il est vrai qu’il eut la chance de côtoyer, dès ses débuts, les plus grands maîtres d’alors, dont H’ssen Khemmar qui lui apprit les abc du malouf et l’encouragea à éviter d’imiter la star de l’époque, al-Kourd, pour créer son propre style.

Dans la vidéo, juste derrière Chaykh Hassen, le monsieur au violon avec moustaches, c’est Mustapha Triki, un monument de la musique, originaire de Guelma, à qui il faut aussi rendre hommage, décédé dans le plus grand dénuement.

Ouiza Gallèze

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