Le Raï, chant populaire d'Algérie.

La chanson raï, interprétée en arabe algérien parlé et vécu, est accompagnée par un orchestre, dont la composition varie selon l'époque : il est composé de deux flûtistes, le premier en soliste et le second en bourdon. La flûte (gasba) à six trous, est en roseau. Elle est longue de  55 à 60 centimètres. Le tambourin ("guellal")  est tubulaire. La performance repose principalement sur un texte. Les bardes  — poètes et chanteurs (chouyoukh) —, restent les référents du sens ancien et nouveau du raï. Ils continuent d'exister et de pratiquer à la fois dans les villes et dans les Hautes Plaines steppiques de l'Ouest. 

Dès 1930, ce sont les femmes, (cheikhat) qui donnent une orientation moins soumise aux langages convenus. C'est l'envirronnement social et culturel des périphéries citadines qui va changer le texte change : ce dernier impose des codes transgressifs et subvertit ceux anciens de l'amour courtois. Il chante, les ivresses,, le corps en désir, l'amour réel et, subséquemment, la liberté d'aimer, tout en glorifiant Dieu et les soufis ("saints", mystiques).

Dans les années 1970, une rupture spectaculaire introduit la guitare électrique, le synthétiseur et la boite à rythmes : les publics s'élargissent considérablement Cette rupture provoque une immense extension de la promotion et de la consommation du raï : il devient international par les médias. Le registre des timbres graves  de la voix ne change pas et le texte chanté et dansé reste porteur des mêmes valeurs de transgression métaphorique "négociée" des interdits. Le message devient universel, porté par des femmes et des hommes jeunes (chabba et chab) qui chantent et dansent pour les jeunes de leur pays et du monde entier.

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-La fiche d'identification

 

Mise à Jour 

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