Num d'inventaire : 2023/16/15/DZ
Les communautés utilisent partout, dans les différents dialectes du pays le mot « Henné », al-hanna, al-hanni, ou encore anella.
Type d'élément selon la classification Unesco
Cet élément s’inscrit à l’article 2/2/c dans le domaine des pratiques sociales, rituels ou événements festifs, et accessoirement au 2/2/e dans le domaine des savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel, conformément à la classification de l’UNESCO.
Communauté(s), groupe(s) associé(s) à l'élément
Au niveau agricole, le henné concerne des agriculteurs, surtout des hommes parce que c’est une plante cultivée dans des champs.
Produit à grande échelle étant donnée l’utilisation fréquente et largement répandue, le henné est moulu de façon semi-industriel avec des meules tenus par des hommes. Il reste très peu de femmes qui le préparent à la maison, au pilon.
Au niveau commercial, ce sont surtout des hommes qui tiennent des magasins de produits de l’artisanat, même si quelques femmes sont aussi dans la vente.
Mais ces deux volets sont infimes par rapport au volet social et culturel détenu presque exclusivement par les femmes.
Si le henné du marié est appliqué par les hommes, ce sont les femmes qui l’achètent et préparent le mélange qui sera appliqué.
A part ça, les femmes réalisent toutes les missions relatives au henné. Elles préparent et appliquent le henné pour la mariée, pour l’enfant circoncis et pour le donner en offrande aux zaouias. Pour marquer les rites religieux (les 2 aïds, le mouloud, achoura...), c’est généralement la maitresse de maison qui prépare le mélange, qui sera par la suite utilisé par toute la famille.
Les femmes préparent aussi le henné hors cérémonies, dans un but médicinal appliqué aux cheveux blancs ou aux membres inférieurs.
Localisation physique de l’élément
La pratique et le rituel du henné sont présents au sein des communautés, partout en Algérie. Mais sa culture agricole se situe surtout sur des terres riches en eaux, dans les hauts plateaux comme Sétif et Msila, les gorges du Ghoufi, ou encore proche du désert comme Zribet el-Oued à Biskra.
C’est une plante qui a besoin de beaucoup d’eau et se cultive à un climat tempéré, pouvant atteindre 2 mètres de haut, à partir d’une certaine température.
Le plant meurt en dessous de 5°.
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